Au Japon, une nouvelle tendance permet aux jeunes de prendre le volant de Ferrari sans passer par la case achat
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Au Japon, une nouvelle tendance permet aux jeunes de prendre le volant de Ferrari sans passer par la case achat

30 mai 2026
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Au Japon, une nouvelle tendance permet aux jeunes de prendre le volant de Ferrari sans passer par la case achat

À Tokyo, une startup bouscule les codes du luxe auto en proposant la Ferrari en copropriété aux vingtenaires. Entre rêve de supercar et budget serré, un nouveau modèle d'usage interroge. Pour beaucoup de...

À Tokyo, une startup bouscule les codes du luxe auto en proposant la Ferrari en copropriété aux vingtenaires. Entre rêve de supercar et budget serré, un nouveau modèle d'usage interroge.

Pour beaucoup de vingtenaires japonais, une Ferrari reste un poster au mur plutôt qu'une clé dans la poche. Entre prix d'achat, stationnement et assurance, la supercar italienne paraît réservée à une autre génération, bien plus aisée.

Et pourtant, au Japon, une nouvelle forme de Ferrari en copropriété commence à bousculer ce scénario bien huilé. Une formule pensée pour les jeunes Japonais, qui promet l'accès aux supercars sans passer par la case achat.

Rendez-Vous, la Ferrari partagée des jeunes Japonais

C'est exactement ce qu'a choisi Kanji Hiraiwa, 24 ans, qui se présente comme copropriétaire d'une Ferrari 360 Modena. Grâce au service Rendez-Vous, il peut utiliser cet exemplaire d'occasion pendant un an, sans avoir déboursé son prix total.

Pour la Ferrari 360 de Kanji Hiraiwa, cinq personnes se regroupent pour en devenir copropriétaires pendant un an. Plutôt que de diviser simplement le prix de la voiture, le groupe paie uniquement sa dépréciation prévue sur douze mois. Rendez-Vous achète au préalable des modèles exclusivement d'occasion, puis les place en copropriété. Le catalogue va des coupés classiques des années 1950 aux voitures de sport modernes et autres supercars.

Chaque copropriétaire dispose du droit d'utiliser la voiture partagée jusqu'à 50 jours par an, selon un calendrier défini. Dans le forfait, le service intègre le stationnement, l'entretien, les frais d'assurance et l'ensemble des taxes liées au véhicule. Les membres ne paient pas la Ferrari elle-même, mais le coût de son usage et de sa dépréciation.

"Le coût de la possession d'une voiture est trop élevé pour les personnes dans la vingtaine," explique Ryota Asaoka. Le représentant de Rendez-Vous s'est exprimé à ce sujet dans les colonnes de Nikkei Asia. "Notre espoir est de réduire le fardeau financier autant que possible afin qu'ils puissent profiter de la conduite des voitures."

Une Ferrari en copropriété comme réponse aux coûts de l'auto

Cette idée ne tombe pas du ciel dans un pays où la voiture séduit moins les jeunes générations. Une enquête récente indique que 33% des jeunes de 20 ans ne veulent pas posséder de voiture. Une autre étude, signée Toyota, montre que le prix d'achat et l'entretien figurent parmi les freins principaux.

En transformant une supercar à plusieurs millions de yens en coût partagé, la voiture en copropriété s'inscrit dans ce contexte. Pour un conducteur de 20 ans, disposer d'une Ferrari 360 ou d'une autre icône 50 jours par an devient envisageable.

Le succès de Rendez-Vous illustre cet appétit mesuré : le service affiche une liste d'attente d'environ 3 500 personnes. Le service attire surtout des passionnés d'automobile, en particulier parmi les vingtenaires japonais évoqués par les sondages.

L'idée est aussi présentée comme un moyen de freiner le recul de l'intérêt pour la possession classique. Une manière de profiter d'une supercar quelques jours par an, sans brûler l'équivalent d'un apport immobilier dans l'opération. Reste à voir jusqu'où ce modèle de luxe partagé ira au Japon, et s'il inspirera d'autres marchés.

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