Cinéma : le court-métrage s'affirme
Culture

Cinéma : le court-métrage s'affirme

5 février 2026
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Cinéma : le court-métrage s'affirme

Bonne carte de visite avant de se lancer dans un format long, le court-métrage se professionnalise toujours plus. Pour preuve, son festival de référence, à Clermont-Ferrand, qui réunit pour sa 48e édition environ 140 films de 50 nationalités, mobilise le secteur et remplit les salles !

Bonne carte de visite avant de se lancer dans un format long, le court-métrage se professionnalise toujours plus. Pour preuve, son festival de référence, à Clermont-Ferrand, qui réunit pour sa 48e édition environ 140 films de 50 nationalités, mobilise le secteur et remplit les salles !

Par Estelle Kammerer  Publié le jeudi 5 février 2026 à 18:15

Des salles pleines et enthousiastes, des oeuvres du monde entier et environ 4 000 professionnels, professionnelles, sur place. Le succès grandissant du "Cannes du court-métrage", à Clermont-Ferrand, illustre la maturité de ce mode d'expression. Quand le président du CNC, Gaëtan Bruel, y indiquait ce jeudiOuverture dans un nouvel onglet que "En 2023, les programmes de courts métrages ont réuni 3,7 millions de spectateurs. En dix ans, ce nombre a doublé, grâce en particulier au formidable travail de l’Agence du court métrage".

"Il y a moins de honte parce que le format s'est professionnalisé"

Si le court-métrage était d'abord réservé aux cinéastes en devenir, aujourd'hui... Les réalisateurs revendiquent davantage leurs essais en format court. Chercheur doctorant dans l'histoire de la diffusion du court-métrage, Jean Hazet explique ainsi :

"Il y a moins de honte parce que le format s'est professionnalisé, parce que l'image, la qualité du son et de la musique sont plus présentables. C'est une vitrine qui résiste à l'évolution de sa carrière. Le festival de Clermont-Ferrand est un bon exemple de cette vitrine, mais aussi de la liberté de ton recherchée par les réalisateurs lorsqu'ils reviennent au court."

Et d'ajouter que "Grâce au délai de production plutôt court du court-métrage, on peut réagir assez rapidement et assez vite aux changements sociaux, aux grands événements de ce monde. à ce qui se passe autour de nous".

Avec des thématiques qui évoluent, en particulier pour les femmes

Une émancipation très appréciée par le comité de sélection dont fait partie Laura Thomasset, membre de l'association 'Sauf qui peut le court-métrage'Ouverture dans un nouvel onglet qui organise chaque année le festival : "Ça nous permet de vraiment prendre le pouls de ce que les cinéastes ont envie de nous raconter, en tout cas maintenant. Et on remarque que certaines thématiques évoluent. Depuis MeToo, bien sûr, la place de la femme derrière la caméra et devant la caméra a pas mal bougé. Cette année, par exemple, en compétition nationale, nous avons remarqué que les femmes ont un rôle qui commence à changer. Elles n'ont plus envie de prendre des revanches ou d'essayer de prendre le pouvoir, elles ont le pouvoir."

Le comité de sélection de Clermont-Ferrand tient aussi à la parité, quasiment atteinte cette année avec près de la moitié des films en sélection réalisés par des femmes. À titre de comparaison, l'année passée à Cannes, les femmes ne représentaient qu'un tiers des 22 longs métrages en lice pour la Palme d'or, pourtant un record.

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