Cinq choses à savoir sur "Disclosure Day", le nouveau film événement de Steven Spielberg
Cinq choses à savoir sur "Disclosure Day", le nouveau film événement de Steven Spielberg
Le réalisateur américain transpose à l'écran ses aspirations et ses questions dans une fable futuriste à grand...
Le réalisateur américain transpose à l'écran ses aspirations et ses questions dans une fable futuriste à grand spectacle.
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France Télévisions - Rédaction Culture
Publié le 10/06/2026 06:05
Temps de lecture : 5min
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Emily Blunt dans le film "Disclosure Day" de Steven Spielberg, sortie le 10 juin 2026. (UNIVERSAL STUDIOS)
Le 37e long-métrage de Steven Spielberg arrive dans les salles mercredi 10 juin. Disclosure Day raconte l'histoire d'une bande de lanceurs d'alerte décidés à faire connaître au monde un secret bien gardé.
Daniel Kellner, ancien expert en cybersécurité de la société Wardex, veut divulguer toutes les données confidentielles prouvant l'existence d'un contact extraterrestre. Mais les humains sont-ils prêts à entendre la vérité ?
Disclosure Day, est un pur concentré de ce que le réalisateur américain met en scène dans son cinéma depuis plus de soixante ans. Voici cinq choses à savoir sur ce nouveau film très attendu de Steven Spielberg.
1 L'obsession de Spielberg pour la vérité sur les extraterrestres date de 1977, quand la Nasa lui a demandé d'abandonner le tournage de "Rencontres du troisième type"
Depuis qu'il a observé le spectacle d'une pluie de météores avec son père quand il était enfant, Steven Spielberg se passionne pour le cosmos et la vie extraterrestre. Il en a fait le sujet de son tout premier film, Firelight, tourné en Super 8 à l'âge de 17 ans, puis y revient avec Rencontres du troisième type en 1977, E.T. l'extraterrestre en 1982 et La Guerre des mondes en 2005. Les voilà de retour dans Disclosure Day. Cet intérêt pour les extraterrestres a été attisé chez le réalisateur américain quand, en 1977, il a reçu une lettre de la Nasa refusant de répondre à ses questions lorsqu'il préparait son film Rencontres du troisième type, lui demandant de laisser tomber son projet. "Si la Nasa prend le temps de m'écrire une lettre de 20 pages, c'est qu'il y a anguille sous roche", avait alors déclaré Steven Spielberg. "C'est quand j'ai appris que le gouvernement s'opposait à la réalisation du film qu'il s'est imposé à moi comme une profession de foi", avait-il précisé.
Sa curiosité fut à nouveau piquée, dit-il, après la lecture d'un article dans le New York Times en 2017, révélant que le Département de la défense des Etats-Unis finançait un programme secret destiné à rassembler les données sur les observations d'ovnis par l'armée. "Cet article a réveillé ma curiosité pour tout ce qui entoure les ovnis et les PAN [Phénomènes anormaux non identifiés]", explique . En 2023, les audiences sur les PAN mises en place par une commission de surveillance de la Chambre des représentants sur "leurs conséquences pour la sécurité nationale, la sécurité de la population et la transparence du gouvernement" relancent la machine et donne naissance à ce nouveau film consacré à sa passion d'enfance.
2 Steven Spielberg a écrit l'ébauche du scénario de "Disclosure Day" sur son téléphone portable
Le réalisateur a jeté les grandes lignes du scénario de Disclosure Day sur son téléphone portable, en commençant par la fin. Cette ébauche de 52 pages a ensuite été confiée à David Koepp (le scénariste d'Indiana Jones ou de La Guerre des mondes). "Étonnamment, j'avais commencé à écrire Rencontres du troisième type de la même façon, par la scène finale", se souvient le réalisateur. Dans les 52 pages écrites sur smartphone, David Koepp découvre que "Steven savait précisément de quoi il voulait parler. C'était très détaillé et rempli d'idées imposantes. La majorité des personnages et l'intrigue étaient déjà là, et le dernier acte était tout bonnement parfait", assure le scénariste.
3 Les éléments de science-fiction de "Disclosure Day" jouent sur l'imaginaire collectif
Le scénario du nouveau film de Steven Spielberg s'inspire de faits tirés de la réalité qui ont suscité toute une imagerie populaire autour de la vie extraterrestre. De l'affaire Roswell, en 1947, aux "agrogrammes" ou "agroglyphes", ces motifs géométriques créés dans un champ de céréales, interprétés dans les années 1960 comme des manifestations ufologiques, en passant par les recherches de la CIA sur les perceptions extrasensorielles, le scénario de Disclosure Day met habilement en scène toute une imagerie populaire autour de la vie extraterrestre, en plus de ce qui relève de la pure imagination du réalisateur et de son scénariste.
4 La scène du train attendait dans les cartons de Steven Spielberg depuis 1973
Les collisions sont une obsession de Steven Spielberg depuis l'enfance. Comme il le montre dans The Fabelmans, il a commencé à en filmer en Super 8 dans sa chambre, avec ses trains électriques. La scène de collision dans Disclosure Day était à l'origine prévue pour Duel, mais faute de temps, avait dû être abrégée. "Dans Duel_, le train passe sans que la voiture ne soit heurtée, mais dans_ Disclosure Day_, j'ai enfin pu réaliser la séquence comme je l'imaginais_", se réjouit le réalisateur.
5 John Williams, 94 ans, est sorti de sa retraite pour composer la B.O. de "Disclosure Day"
La B.O. du film est signée John Williams. Le musicien de 94 ans, a accepté, à la demande de Steven Spielberg, de faire une pause dans sa retraite pour travailler sur ce nouveau projet. La collaboration entre les deux hommes remonte à 1977, quand le musicien a signé la bande originale de Rencontres du troisième type, et sa célèbre phrase de cinq notes qui permet de communiquer avec les aliens. Il est aussi l'auteur de la fameuse musique qui a fait trembler le monde entier, avec seulement deux notes, dans Les Dents de la mer, sorti en 1975. De La Liste Schindler à E.T. l'extraterrestre, en passant par Indiana Jones ou La Guerre des mondes, John Williams a signé la B.O. de trente films de Steven Spielberg.
"La musique est généralement la dernière étape de la fabrication d'un film et je la vois comme une récompense : celle d'écouter une nouvelle composition de John Williams", assure Steven Spielberg. "La musique de Disclosure Day est peut-être la plus retenue qu'il ait composée pour l'un de mes films, jusqu'à ce qu'elle ne le soit plus. Mais jusque-là, il se retient si subtilement et si magnifiquement qu'il parvient comme nul autre à sublimer la vision du film. C'est comme s'il accompagnait le film en se positionnant légèrement en retrait, pour mieux le pousser", précise le réalisateur.
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