Comment Stellantis est resté numéro un de l'innovation en France en 2025 - L'Argus
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Comment Stellantis est resté numéro un de l'innovation en France en 2025 - L'Argus

4 mars 2026
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Comment Stellantis est resté numéro un de l'innovation en France en 2025 - L'Argus

En 2025, Stellantis a déposé 1 294 brevets en France auprès de l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI). Cela fait du groupe le premier déposant de brevets dans l’Hexagone. Un ensemble d’innovations en rupture avec les technologies actuelles et qui équiperont les modèles de demain.

En 2025, Stellantis a déposé 1 294 brevets en France auprès de l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI). Cela fait du groupe le premier déposant de brevets dans l’Hexagone. Un ensemble d’innovations en rupture avec les technologies actuelles et qui équiperont les modèles de demain.

Publié le 04/03/2026 - 11:47 Mis à jour le 04/03/2026 - 12:47

En 2025 et pour la 3e année consécutive, Stellantis a été le premier déposant de brevets en France.

Stellantis

L’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) vient de publier son bilan de l’année 2025. Et il est plutôt positif avec un total de 16 807 demandes de brevets. C’est 9 % de plus que l’an dernier et surtout, la France retrouve son niveau d’avant Covid. Parmi toutes les entreprises ayant innové en 2025, celles du secteur automobile se distinguent. Ainsi, l’équipementier Valeo occupe la sixième place avec 457 demandes de brevets et Renault Group revient sur le podium pour la première fois depuis 2010 en décrochant la troisième place avec 746 demandes. Mais la palme revient à Stellantis qui, avec 1 294 demandes, reste, pour la troisième année consécutive, le premier déposant de brevets en France. Sachant qu’en 2021 et 2022, le groupe s’était classé deuxième.

Une matière grise « made in France » 

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Environ 50 % des dépôts de brevets de Stellantis sont faits en France où le groupe dispose, depuis peu, d'un campus vert qui regroupe une bonne partie de ses

Environ 50 % des dépôts de brevets de Stellantis sont faits en France où le groupe dispose, depuis peu, d'un campus vert qui regroupe une bonne partie de ses "cerveaux".

Stellantis

Si Stellantis est un groupe international, la recherche et l’innovation sont des secteurs où la France reste prépondérante. Ainsi, Anne Laliron, Directrice innovation du géant automobile, nous informe que l’Hexagone est à la base d’un tiers des innovations de tout le groupe, le reste se répartissant entre les différents centres de recherche basés un peu partout dans le monde (Brésil, Chine, Etats-Unis, Italie, Inde…). Et même si les récentes déclarations d’Antonio Filosa, patron de Stellantis, pouvaient faire craindre un changement de cap avec un recentrage sur les Etats-Unis, la Directrice s’est voulu rassurante en indiquant que l’Europe restait l’un des piliers du géant automobile.

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Anne Laliron DIrectrice de l'Innovation de Stellantis.

Anne Laliron DIrectrice de l'Innovation de Stellantis.

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Ainsi, environ 50 % des dépôts de brevets sont faits en France. Et les équipes travaillent sur de nombreux projets aussi divers que l’électrification, l’intelligence artificielle, les équipements ou la mobilité de demain. Anne Laliron rappelle que la Citroën Ami, le quadricycle 100 % électrique lancé en 2020, fut à l’origine du dépôt de 90 brevets. La Directrice en profite pour souligner que la recherche doit aussi permettre de « réduire les coûts pour que la mobilité reste accessible » et surtout, que « l’innovation en rupture, c’est l’une des clés du succès ». 

Conduite autonome et robot-taxis

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Stellantis a noué de nombreux partenariats avec diverses start-up, notamment Nvidia, spécialisée dans l'intelligence artificielle.

Stellantis a noué de nombreux partenariats avec diverses start-up, notamment Nvidia, spécialisée dans l'intelligence artificielle.

Stellantis

Les dépôts de brevets couvrent toutes les facettes des nombreux développements produits en cours. Ainsi, en 2025, les domaines de l’électronique et du software ont généré, à eux seuls, 400 demandes de brevets. En tête dans ce secteur, la conduite autonome de niveau L2+, celle où le conducteur est encore dans « la boucle de conduite » mais peut déléguer certaines fonctions au système embarqué, de façon temporaire ou permanente selon la réglementation en vigueur dans les différents pays. En revanche, comme bon nombre d’autres constructeurs, Stellantis a mis en veilleuse la conduite autonome de niveau 3 (celle où le conducteur n’est plus qu’un passager). D’après Anne Laliron, « si la technologie est prête, le marché, lui, ne l’est pas ».

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Stellantis planche aussi sur la conduite autonome de niveau 4 avec des opérateurs tels qu'Uber.

Stellantis planche aussi sur la conduite autonome de niveau 4 avec des opérateurs tels qu'Uber.

Stellantis

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Stellantis a noué un partenariat avec Bolt qui, en 2035, vise une flotte de 100 000 véhicules robot-taxis.

Stellantis a noué un partenariat avec Bolt qui, en 2035, vise une flotte de 100 000 véhicules robot-taxis.

Stellantis

Le groupe préfère miser sur la conduite autonome de niveau 4, celle des robot-taxis sans « pilote ». Pour rappel, en Chine et aux Etats-Unis, ces autos sans chauffeur réalisent déjà 1 million de trajets par mois. On comprend mieux tout l’intérêt que représente ce marché pour Stellantis qui planche donc activement dessus avec l’aide de nombreuses start-ups qui l’aident à développer sa plate-forme dédiée, AV Ready Platform. Parmi les partenaires, on trouve de nombreux spécialistes de la question, comme Poney.ai, Nvidia, Wayve mais aussi, des opérateurs tels qu’Uber et Bolt. Ce dernier, qui vise une flotte de 100 000 véhicules sur sa plate-forme de mobilité partagée à l’horizon 2035, travaille déjà avec Stellantis. Ainsi, le groupe a démarré les premiers tests en conditions réelles au Luxembourg avec des Peugeot Traveller (plate-forme Ek0). Mais Stellantis cherche aussi à proposer la conduite autonome de niveau 4 sur sa base STLA Small (celle de la future Peugeot e-208). En effet, la plupart des trajets actuels en robot-taxi se font avec « 1,2 personne » à bord. Il y a donc un gros besoin de véhicules compacts. Les premiers robot-taxis Stellantis entreront en production en 2029.

Batteries de nouvelles génération et architecture SDV

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Avec Factorial Energy, Stellantis travaille sur les batteries solides.

Avec Factorial Energy, Stellantis travaille sur les batteries solides.

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Bien entendu, l’électrification est aussi un énorme pourvoyeur de brevets. On pense, notamment, au projet IBIS (Intelligent Battery Integrated System) dont L‘argus vous a déjà parlé. Cette nouvelle technologie de batterie, sans chargeur ni onduleur, qui simplifie l’architecture des électriques avec des accus plus compacts, efficients et fiables, devrait arriver en série d’ici à 2030. Stellantis s’intéresse également aux batteries solides en s’aidant de l’expertise de Factorial Energy. Des premiers véhicules tests sont attendus dès 2026. Le groupe cherche aussi à réduire son empreinte carbone et à réduire les coûts de ses modèles en se passant de terres rares. Un bon moyen, également, de garantir davantage d’indépendance énergétique. C’est pourquoi le groupe explore la voie des batteries sodium-ion sans lithium avec la start-up française Tiamat ou encore, des accus lithium-soufre, sans nickel ni cobalt.

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Avec le projet Ibis qui devrait arriver sur le marché d'ici 2030, Stellantis développe une nouvelle technologie de batterie plus compacte, efficiente et fiable.

Avec le projet Ibis qui devrait arriver sur le marché d'ici 2030, Stellantis développe une nouvelle technologie de batterie plus compacte, efficiente et fiable.

Stéphane Martin - L'argus

Mais en 2025, Stellantis a aussi déposé 427 brevets concernant la gestion de la charge ainsi que la conception et l’intégration, dans ses plate-formes, de groupes motopropulseurs électriques. Et parfois, il s’agit d’innovations toutes simples qui facilitent la vie, à l’image du câble de recharge en spirale de la Fiat Grande Panda. Plus complexe, la nouvelle architecture logicielle, STLA Brain, est aussi à l’origine de nombreuses demandes de brevets. Attendue en 2025 d’abord chez Alfa Romeo puis finalement repoussée, cette technologie de type SDV devrait permettre au groupe de proposer des modèles ultra-connectés, intégrant toujours plus d’intelligence artificielle et proposant des mises à jour à distance afin que le véhicule reste toujours à la page.

Le volant de demain chez Peugeot

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Le concept Polygon adopte le volant rectangulaire Hypersquare qui a généré de nombreux brevets et que l'on retrouvera dans la future Peugeot 208.

Le concept Polygon adopte le volant rectangulaire Hypersquare qui a généré de nombreux brevets et que l'on retrouvera dans la future Peugeot 208.

Peugeot

Enfin, en 2025, Stellantis a également fait 467 demandes de brevets dans le domaine du châssis et de l’équipement et ceci, afin de protéger, notamment, les créations des designers maison. Le volant rectangulaire Hypersquare découvert dans le concept Peugeot Polygon et qui équipera la future 208 attendue à l’été 2027, a généré de nombreux brevets notamment concernant l’intégration de l’airbag.

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