Confiance, tableau, logistique... Pourquoi l'équipe de France a tout intérêt à terminer première de son groupe à la Coupe du monde 2026
Confiance, tableau, logistique... Pourquoi l'équipe de France a tout intérêt à terminer première de son groupe à la Coupe du monde 2026
Même si cette voie débouche sur potentiel huitième de finale périlleux contre l'Allemagne, elle reste largement avantageuse pour l'équipe de...
Même si cette voie débouche sur potentiel huitième de finale périlleux contre l'Allemagne, elle reste largement avantageuse pour l'équipe de France.
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France Télévisions - Rédaction Sport
Publié le 26/06/2026 06:15 Mis à jour le 26/06/2026 09:46
Temps de lecture : 4min
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Kylian Mbappé lors du match de Coupe du monde entre la France et l'Irak à Philadelphie, le 22 mai 2026. (SIPA)
Avant la dernière journée de la phase de groupes et cette "finale" contre la Norvège, vendredi 26 juin, l'équipe de France occupe la première place de la poule I. Déjà qualifiés pour les seizièmes de finale, les Bleus n'ont pourtant aucune raison de considérer leur dernier match de groupe contre la Norvège comme une formalité. .
Avant de s'absenter pour assister aux obsèques de sa mère, Didier Deschamps avait été très clair à propos de ce match : "L’objectif reste d’obtenir la meilleure place, la première". Franceinfo: sport vous donne quatre raisons pour lesquelles les Bleus n'ont aucun intérêt à lâcher du lest contre la Norvège.
Parce que les déplacements seront beaucoup moins fatigants
Le principal avantage à tirer de la première place n'est pas le plus évident. Dans cette Coupe du monde particulièrement dispersée entre trois pays (Canada, Etats-Unis et Mexique), réduire les distances de transfert, c'est réduire la fatigue. Si les Bleus terminent premiers du groupe I, ils conserveront leurs repères, leur routine de travail, mais aussi des conditions climatiques similaires. En seizièmes de finale, ils retrouveraient New York (à une heure de vol de Boston).
En cas de victoire lors des deux tours suivants, l'enchaînement sera le même qu'en phase de groupes : New York donc, puis Philadelphie (1 heure de vol de Boston) et Boston (aucun transfert). Seule l'hypothétique demi-finale entraînerait un long déplacement vers un stade que les Bleus ne connaissent pas encore, celui de Dallas, à 2 500 kilomètres de leur camp de base (4 heures de vol).
"Didier veut finir premier comme l'ensemble du groupe. Pourquoi ? Parce qu'au niveau de la logistique, c'est complètement différent."
Guy Stéphan, l'adjoint de Didier Deschamps
en conférence de presse
Pour un parcours jusqu'en finale, l'équipe de France cumulerait alors 14 heures de vol (6 800 kilomètres) si elle bascule dans la partie de tableau liée à la première place du groupe I. En cas de deuxième place, le total gonfle à 23h20 de vol et 13 000 kilomètres parcourus, dans le cas où le camp de base reste celui de Boston. Les Bleus découvriraient la chaleur texane de Dallas dès les seizièmes de finale, avant un deuxième passage à New York, puis un quart de finale tropical à Miami et une demi-finale dans la moiteur d'Atlanta.
Parce que terminer deuxième n'offre pas une route plus sûre
Si l'équipe de France termine première de son groupe, elle affrontera en seizièmes de finale l'un des meilleurs troisièmes de groupe. Pour l'heure, son adversaire virtuel est la Suède, qui a terminé derrière les Pays-Bas et le Japon dans son groupe. L'adversité sera supérieure en cas de deuxième place, en l'occurrence la Côte d'Ivoire, l'une des formations intrigantes de ce Mondial qui est sortie de la phase de groupes pour la première fois de son histoire. Surtout, elle a donné du fil à retordre à l'Allemagne et a .
La suite de cette partie de tableau, ouverte en cas de deuxième place, ne semble pas plus favorable que la voie de premier de groupe. Elle reviendrait à potentiellement croiser la route du Brésil en huitièmes de finale, de l'Angleterre en quarts de finale et de l'Argentine en demi-finales. Dans l'autre scénario, il y aurait certes un duel risqué contre l'Allemagne en huitièmes de finale, mais l'Argentine ne pourrait pas être croisée avant la finale (au même titre que l'Angleterre).
Parce qu'il faut capitaliser sur la bonne dynamique
On promettait une entrée en matière corsée et piégeuse aux Bleus. Ils ont montré leur supériorité face au vainqueur de la dernière finale de la CAN, le Sénégal. Puis, logiquement surclassée dans un match interminable. Enchaîner avec un succès face à l'adversaire le plus dangereux du groupe permettrait d'engranger de la confiance et d'envoyer un message à la concurrence.
Après six matchs avec au moins un but encaissé, les Bleus viennent de valider enfin une clean sheet (un match sans but encaissé). Surtout, Ousmane Dembélé a rebondi avec un but et une passe décisive alors qu'il était dans le viseur de la critique. Et s'il veut se rapprocher du record de Lionel Messi, Kylian Mbappé a tout intérêt à poursuivre sur sa lancée. Sur le plan collectif, dominer cette équipe norvégienne, qui a tourné à plus de quatre buts de moyenne en phase de qualifications, offrirait aux Bleus ce que recherchent toutes les grandes équipes dans un Mondial : la certitude que leur tournoi est véritablement lancé.
Parce que les 10 derniers champions du monde sont passés par là
L'Argentine 2022, la France 2018, l'Allemagne 2014, l'Espagne 2010, l'Italie 2006, le Brésil 2002, la France 1998, le Brésil 1994, l'Allemagne 1990, l'Argentine 1986... Toutes ces sélections avaient terminé en tête de leur groupe, avant d'être sacrées quelques semaines plus tard. Il faut remonter à l'édition 1982 pour retrouver la trace d'un pays champion du monde sans avoir pris la première place de sa poule, lorsque l'Italie s'en était sortie in extremis avec trois matchs nuls et une deuxième place derrière la Pologne.
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