Des affrontements avec la police éclatent durant une manifestation No-G7 à Genève, à la veille des débuts du sommet d'Evian
Des affrontements avec la police éclatent durant une manifestation No-G7 à Genève, à la veille des débuts du sommet d'Evian
Plusieurs bâtiments ont été pris pour cible, notamment ceux du cabinet d'audit PricewaterhouseCoopers et du siège de l'Union internationale des télécommunications...
Plusieurs bâtiments ont été pris pour cible, notamment ceux du cabinet d'audit PricewaterhouseCoopers et du siège de l'Union internationale des télécommunications (UIT).
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France Télévisions
Publié le 14/06/2026 20:38 Mis à jour le 15/06/2026 07:13
Temps de lecture : 1min
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Des flammes lors d'un rassemblement anti-G7 à Genève (Suisse), le 14 juin 2026. (GABRIEL MONNET / AFP)
Plusieurs affrontements ont opposé des individus masqués aux forces de police, dimanche 14 juin, en marge d'une manifestation No-G7 organisée à Genève (Suisse), à la veille du sommet à Evian. A mi-parcours, es petits groupes de personnes, pour beaucoup vêtues de noir et le visage masqué, ont lancé des bouteilles, des pierres, des morceaux de ciment et des pétards en direction des forces de l'ordre, qui ont répliqué par des grenades lacrymogènes.
Plusieurs bâtiments ont été pris pour cible, notamment ceux du cabinet d'audit PricewaterhouseCoopers et du siège de l'Union internationale des télécommunications (UIT), causant divers dégâts. Selon la police, les vitrines de la Banque du Léman et de Raiffeisen ont également été endommagées.
Le cortège, rassemblant sous une forte chaleur une foule de plusieurs milliers de personnes derrière divers slogans, avait pris le départ peu après 15h30, sur les rives du lac Léman. Vers 19 heures, la police estimait la participation à 20 000 manifestants, dont environ 600 "Black Bloc". Cette pratique de contestation politique consiste à se regrouper dans les manifestations ou lors d'actions de désobéissance civile en un bloc uni, visible et mobile.
Les manifestants ne se sont pas approchés du siège de l'ONU, fortement sécurisé, avec notamment deux imposants camions lanceurs d'eau et un important dispositif de sécurité. Depuis l'intérieur du bâtiment, les journalistes de l'AFP ont entendu des détonations, de nombreuses sirènes de police ainsi que le vrombissement continu d'un hélicoptère survolant la zone.
Vers 20h30, au terme d'un long face-à-face à distance avec les forces de l'ordre près du Léman, les manifestants radicaux ont finalement commencé à se disperser, après avoir notamment lancé des fumigènes roses, incendié divers objets et provoqué la police en scandant "ACAB", acronyme de l'anglais "All cops are bastards" ("Tous les flics sont des salauds").
Dans un communiqué publié dans la soirée, la police a rapporté avoir "procédé à plusieurs interpellations", sans préciser leur nombre, mais n'avoir dénombré "aucun blessé". Elle a par ailleurs estimé que les dégâts matériels occasionnés demeuraient "limités au regard du nombre important d'éléments perturbateurs identifiés".
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