"Je n'avais jamais joué un match avec autant de coups, de coups en traître" : l'arbitrage de France-Paraguay au centre des débats à la Coupe du monde
"Je n'avais jamais joué un match avec autant de coups, de coups en traître" : l'arbitrage de France-Paraguay au centre des débats à la Coupe du monde
Qualifiés pour les quarts de finale, les Français ont vécu une rencontre très hachée face au Paraguay, samedi, avec un arbitrage qui fait polémique autour du...
Qualifiés pour les quarts de finale, les Français ont vécu une rencontre très hachée face au Paraguay, samedi, avec un arbitrage qui fait polémique autour du monde.
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France Télévisions - Rédaction Sport
Publié le 05/07/2026 15:23 Mis à jour le 05/07/2026 15:26
Temps de lecture : 4min
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Ilgiz Tantashev, arbitre de France-Paraguay, en huitièmes de finale de la Coupe du monde, le 5 juillet 2026 à Philaldelphie. (EIBNER PRESSEPHOTO / Picture Alliance)
Venue à bout du Paraguay très rugueux (1-0), l'équipe de France s'est qualifiée, dimanche 5 juillet, pour les quarts de finale de la Coupe du monde 2026. Mais c'est surtout la mansuétude de l'arbitre ouzbek Ilgiz Tantashev, jugé permissif face aux nombreux actes d'antijeu des Sud-Américains, qui agite les débats. Dans une rencontre hachée, marquée par une ambiance très tendue à Philadelphie, , obtenu grâce à une faute commise sur Désiré Doué, après intervention de la VAR.
Une des 13 fautes sifflées par Ilgiz Tantashev en faveur des Français : un nombre famélique tant les Paraguayens ont multiplié actes d'antijeu et mauvais gestes tout au long de la partie, des poussettes systématiques sur Michael Olise après qu'il a passé le ballon, aux coups de coude assenés à Kylian Mbappé, Jules Koundé et Dayot Upamecano. "Je n'avais jamais joué un match comme ça, avec autant de coups, de coups en traître, de poussées dans le dos. C'était compliqué, mais on a gagné", a reconnu Bradley Barcola en zone mixte à la fin de la rencontre.
Pourtant, l'arbitre ouzbek n'a distribué aucun avertissement aux joueurs sud-américains, là où les Français repartent avec trois cartons et autant de cadres (Bradley Barcola, Michael Olise et Manu Koné) risquant une suspension en demi-finale en cas de nouveau jaune face au Maroc en quart. "Je n'ai rien à dire sur l'arbitrage. Vous avez vu par vous-même, il y a eu 30, 40 fautes, et zéro carton jaune", a déploré Rayan Cherki, entré dans une fin de rencontre électrique où les Paraguayens jouaient autant avec les mains qu'avec les pieds. "Je ne vais pas critiquer l'arbitre mais on finit le match avec trois cartons jaunes alors que j'ai vu beaucoup de choses, avait glissé Didier Deschamps après la rencontre. Je ne vais pas critiquer le Paraguay, chaque équipe joue comme elle peut mais les insultes, je m'en serais bien passé."
"Je ne comprends pas comment les Paraguayens s'en sortent sans carton. Je trouve que l'arbitre n'a pas été à la hauteur de l'affiche", a analysé, auprès de l'AFP, l'ancien arbitre international Bruno Derrien, louant le calme des Français face aux "petits coups vicieux" de leurs adversaires qui auraient pu les faire réagir et "être sanctionnés, voire même exclus". "Tous les coups que j'ai pris, il ne fallait pas que je réponde, il ne fallait pas que je rentre dans ce jeu-là", a analysé Barcola, averti dès la 19e minute de jeu.
"J'aurais pris quatre cartons rouges dans ce match", a souri, sur le plateau de Fox Sports, l'ancien attaquant star suédois Zlatan Ibrahimovic. Ne mâchant pas ses mots à l'encontre du football proposé par les joueurs de l'Albirroja, . La RTBF revient sur "la cataclysmique performance d'Ilgiz Tantashev", quand le journal espagnol AS dépeint "un arbitre ouzbek qui a confondu tolérance et inaction".
Mais la presse paraguayenne a volé à son secours, ABC évoquan_t "une prestation correcte et sobre"_ de l'officiel ouzbek. "Il a laissé le jeu se dérouler, a fait preuve d'un jugement équilibré tout au long de la rencontre et a dirigé le match sans heurts", a poursuivi le journal sud-américain. Âgé de 42 ans et arbitre de la dernière finale de Ligue des champions asiatique, Ilgiz Tantashev participe à sa première Coupe du monde, après avoir officié lors des JO 2024, où il avait déjà eu du mal à tenir une fin de rencontre bouillante entre la France et l'Argentine.
Avant ce France-Paraguay, il avait déjà arbitré deux rencontres du Mondial-2026 dont l'affrontement entre le Maroc-Écosse (1-0), où la Tartan Army avait déjà dénoncé sa trop grande indulgence. "Laisser jouer c'est un peu la philosophie de cette Coupe du monde. Mais dans les limites de l'acceptable, tant que le jeu ne dégénère pas", estime Bruno Derrien. Mais Ilgiz Tantashe_v "était beaucoup trop permissif. Vous ne pouvez pas trop laisser jouer quand vous sentez que le climat devient délétère sur un terrain. Il faut sanctionner"_, a estimé celui qui a officié en Ligue 1 et en Coupe d'Europe au début des années 2000.
À l’exception d'une semelle de Lionel Messi face à l'Algérie, qui aurait pu mériter un carton rouge, et du but refusé pour la Croatie pour un hors-jeu après une déviation des cheveux captée par des capteurs dans le ballon, Bruno Derrien estime qu'"il n'y a pas eu beaucoup d'histoires d'arbitrage" dans ce Mondial. "Le sentiment global est que, avec une philosophie de laisser jouer, l'arbitrage est à la hauteur", a-t-il conclu. Une consigne de laisser jouer au maximum appliquée avec excès, au goût de beaucoup, par l'arbitre ouzbèke.
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