Londres autorise l'interception de navires de la "flotte fantôme" russe dans ses eaux territoriales
Londres autorise l'interception de navires de la "flotte fantôme" russe dans ses eaux territoriales
Chaque opération sera soumise au feu vert du gouvernement, qui souhaite lutter plus activement contre ce phénomène destiné à contourner les sanctions. Publié le 26/03/2026 06:04 ...
Chaque opération sera soumise au feu vert du gouvernement, qui souhaite lutter plus activement contre ce phénomène destiné à contourner les sanctions.
Publié le 26/03/2026 06:04
Temps de lecture : 2min
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Les navires Caffa et Sea Owl I au large de Trelleborg (Suède), le 13 mars 2026, après avoir été arraisonnés par la marine suédoise. (JOHAN NILSSON / TT NEWS AGENCY / AFP)
L'armée britannique pourra désormais arraisonner et saisir des navires sous sanctions appartenant à la "flotte fantôme" russe s'ils pénètrent dans les eaux territoriales du Royaume-Uni, a annoncé Downing Street, mercredi 25 mars. Cela concerne également la Manche, précise le communiqué publié par le bureau du Premier ministre, Keir Starmer. Londres a sanctionné 544 navires soupçonnés d'appartenir à cette "flotte fantôme" russe, composée principalement de pétroliers vieillissants et qui permet à Moscou de contourner les sanctions occidentales depuis le début de la guerre en Ukraine.
"Le Royaume-Uni va resserrer l'étau autour de la flotte, en fermant ses eaux, dont la Manche, aux navires sanctionnés", ajoute Downing Street. "Les opérateurs seront contraints de se détourner vers des routes plus longues et coûteuses, ou courront le risque d'être arrêtés par les forces britanniques." Chaque opération sera soumise à l'approbation du gouvernement. Downing Street ajoute qu'après "l'interception d'un navire (...), des poursuites pénales pourront être engagées contre les propriétaires, les exploitants et l'équipage pour violation de la législation britannique sur les sanctions."
Keir Starmer doit s'exprimer à ce sujet jeudi à Helsinki lors d'un sommet de la Joint Expeditionary Force – une alliance menée par le Royaume-Uni et réunissant dix pays du nord de l'Europe. Cette décision intervient alors que Washington a annoncé la levée temporaire de certaines restrictions sur le pétrole russe, pour atténuer la hausse des prix dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient. Keir Stamer, cité dans ce communiqué, estime devoir s'attaquer "encore plus durement à [la] flotte fantôme" de la Russie. Londres estime que "75% du pétrole brut russe est transporté par cette flotte délabrée".
"Vladimir Poutine se frotte les mains (...) parce qu'il pense que la hausse des prix du pétrole va lui permettre de s'en mettre plein les poches."
Keir Starmer, Premier ministre britannique
cité dans un communiqué de Downing Street
En janvier, Londres a apporté son soutien à Washington lors d'une opération américaine visant à saisir dans l'Atlantique nord un pétrolier lié à la Russie, le Marinera, auparavant connu sous le nom de Bella 1. La France, la Belgique, la Finlande et d'autres pays européens ont également saisi récemment des navires soupçonnés de contourner les sanctions et appartenant, selon les autorités, à la "flotte fantôme" russe.
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