On a vu la saison 2 de Daredevil Born Again, est-ce que c’est toujours la meilleure série Marvel ?
On a vu la saison 2 de Daredevil Born Again, est-ce que c’est toujours la meilleure série Marvel ?
Ce mercredi 25 mars, le diable de Hell’s Kitchen reprend du service sur Disney + avec la saison 2 de Daredevil Born Again. Très attendue après l’épilogue de la saison précédente, elle doit notamment bénéficier d’un tournage et d’une écriture plus harmonieux que ne l’avait été le retour du super-héros l’année dernière. Alors super-top ou super-flop ?
Il y a un an, Daredevil faisait son grand retour en série avec Daredevil : Born Again, un soft reboot qui devait lier un peu plus le célèbre justicier de Hell’s Kitchen au Marvel Cinematic Universe, après ses apparitions dans les productions télévisés She-Hulk et Écho et au cinéma dans Spider-Man : No Way Home. La série avait choisi une entame choc pour amorcer le retour de son personnage : la mort de son associé et meilleur ami Foggy Nelson, abattu par Bullseye, le méchant introduit dans l’ultime saison anciennement produite et diffusée sur Netflix, avant le rapatriement total des séries Marvel dans le giron de la plateforme Disney +.
Derrière ? Born Again introduisait un nouveau méchant, Muse, de nouvelles intrigues avec en fil rouge l’accession au pouvoir en tant que maire de New-York du Caïd et le retour aux affaires forcé de Matt Murdock en Daredevil, épaulé un temps par une vieille connaissance, le Punisher. La saison 1 ne manquait pas de rebondissements, loin de là, mais a clairement souffert de la grève des scénaristes dans un premier temps puis des atermoiements de Marvel Studios.
La firme a sacrifié un premier tournage (un tiers des épisodes avait déjà été tourné et a été utilisé), changé les équipes, revu l’histoire. Le nouveau showrunner, Dario Scardapane, devait donc réaliser un tour de passe-passe pour associer l’histoire initialement prévue (ou au moins une grosse partie) avec sa propre vision des aventure de Matt Murdock . Malgré un Muse trop vite expédié, White Tiger finalement peu présent, un Punisher presque relégué au rang de caméo… le final était tout de même de grande qualité. L’ensemble avait semé suffisamment de graines pour faire de cette saison 2 un objet d’intérêt plus que de curiosité.
Six mois après, une ville à feu et à sang
Cette nouvelle saison s’ouvre encore sur de l’action. Sans l’aspect émotionnel cette fois. L’action se passe six mois après la tentative d’assassinat de Fisk, le sauvetage de Matt et l’avènement de la Task Force. Les justiciers sont persona non grata à New York et leur arrestation sort du cadre légal. Ils sont enfermés dans un complexe tenu secret et disparaissent peu de temps après avoir été jugés. Quand ils le sont. Matt et Karen sont officiellement recherchés, le premier sous son identité de Daredevil. Ils doivent désormais opérer sous les radars, des rebelles contre l’empire de Fisk.

© Marvel
La résistance est là. Dans sa lutte contre le nouveau maire, Daredevil attaque un cargo et ses trafiquants d’armes à la solde du Caïd. De cette première action du justicier découle le ton principal de la série. Si certains avaient pu critiquer l’inégalité de l’action de la saison 1, ça ne sera pas le cas dans cette saison 2. La violence est bien présente dans les nouveaux épisodes de Born Again, beaucoup plus que lors des épisodes précédents.
Vous avez dit violence ?
Le diable de Hell’s Kitchen laisse éclater toute sa rage et sa colère. À son passage, ce sont les os, les tibias, les avant-bras ou les coudes qui craquent. Ce constat est global : la Task-Force s’en donne aussi à cœur joie. Le Caïd n’est évidemment pas en reste. Un coach un peu trop zélé ? Un adversaire un peu trop virulent ? Fisk réplique et gare à celui qui se retrouve face à lui. La saison 1 avait déjà démontré le potentiel assassin du maire de New York. Là, le curseur est encore monté, avec un face-à-face avec Daredevil particulièrement violent et attendu. Et à la hauteur de l’attente.

© Marvel
Sans les reliquats d’une première version, la série arrive plus facilement à amener ses personnages vers une tension maximale. Cette fois, on sent bien que Born Again ne navigue pas entre deux eaux. Reste que cette saison 2 apparaît comme le point médian d’une renaissance en trois actes (la future saison 3, dont le tournage a déjà commencé). Born Again doit aussi composer avec sa place au sein d’un MCU en pleine mutation… et donc ses liens étroits avec le prochain film Spider-Man et le téléfilm du Punisher.
Les laissés pour compte d’hier sont les intérêts d’aujourd’hui
Mais la force de cette deuxième saison, réside dans la qualité de son écriture des personnages secondaires, les laissés pour compte dans la première saison. Heather Glenn, le love interest de Matt, gagne en épaisseur dans cette suite. On la retrouve avec une place de roi aux côtés du Caïd, avec la responsabilité d’évaluer les justiciers. Il s’agit surtout d’immortaliser un personnage totalement marqué, traumatisé et obsédé par son agression. Elle en vient à développer un intérêt malsain pour Muse, qu’elle projette en permanence devant elle…. Trop rapidement mis sous le tapis, l’énigmatique tueur en série peut revenir sur le devant la scène. Malin, judicieux, efficace.
Les Defenders en toile de fond, la mort au premier plan
Conseiller du maire et en charge de sa communication, Daniel gagne aussi en importance. Sa relation avec BB Urich prend surtout de la valeur, avec un dénouement logique quelque part et inattendu aussi. Buck, l’homme à tout faire et surtout le sale boulot de Fisk, a lui aussi droit à une exposition plus profonde. Tandis qu’on revisite le passé de ce dernier, son présent n’est pas de tout repos. Les magouilles de Fisk et la guerre entre la Résistance menée par Daredevil et la Task Force ne laissent personne indemne.

© Marvel
La confrontation finale va monter crescendo et cette saison 2 sera marquée par de nombreuses morts au passage. Si elle n’a pas un temps d’écran monstrueux, la façon dont Jessica Jones est introduite à ce joyeux bordel est bien mieux amenée que ne l’avait été le Punisher un an plus tôt. Surtout, sa présence ressemble à un teasing très fort de son retour dans le MCU. Rien d’étonnant. L’actrice est partante, son personnage populaire et les autres membres des Defenders (Luke Cage, Iron Fist) sont plus ou moins annoncés sur le retour eux aussi.
Une réalisation encore plus qualitative
Tout n’est pas parfait non plus dans cette saison 2. Le cas de Swordman, finalement assez similaire dans sa construction avec l’intrigue autour d’Hector Ayala en est un exemple. La succession, un peu trop évidente, de White Tiger aussi. Mais cette saison bénéficie d’une réalisation de grande qualité, de flashbacks importants – permettant notamment à Foggy Nelson de faire son retour, sous la forme qu’on espérait finalement ou encore du bras droit précédent du Caïd, James Wesley -, d’une vraie structure narrative et d’un ton beaucoup plus sombre, plus proche encore de l’époque Netflix que ne l’était la première saison de Born Again.
Il y a des plans somptueux, dignes de cases de comics. Des bagarres mémorables, avec une chorégraphie travaillée, dignes des grands moments de Daredevil, premier du nom (on parle toujours de la série la hein). Et cette fois, des effets spéciaux maîtrisés, avec des scènes de vol inexistantes (merci !) et l’absence quasi totale de sensations de fil et de câbles lors des voltiges. Le tout avec des costumes magnifiques et comics accurate, autant pour Daredevil (oh ce costume noir avec le symbole DD) que pour Bullseye.

© Marvel
Des moments de tension, avec des choix radicaux, là aussi digne des premières saisons du Diable de Hell’s Kitchen. Des face-à-face vraiment incroyables. On a parlé de celui entre Fisk et Murdock, mais ce n’est pas la seule échauffourée mémorable de cette saison. Vous ne serez pas déçus. Tout comme la conclusion de la série, qui fait autant le lien avec Brand New Day (maudite bande-annonce qui spoile pas mal quand même), qu’elle ne laisse un sacré terrain à défricher pour la saison 3.
🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins.
Cet article a été extrait et enrichi depuis sa source originale pour vous offrir une information complète et de qualité.


