"On s'est effondrés, on a été broyés", réagit Bixente Lizarazu après la défaite des Bleus contre l'Espagne en demi-finale de la Coupe du monde
"On s'est effondrés, on a été broyés", réagit Bixente Lizarazu après la défaite des Bleus contre l'Espagne en demi-finale de la Coupe du monde
Au lendemain de la défaite de l'équipe de France face à l'Espagne en demi-finale de la Coupe du monde, Bixente Lizarazu analyse les raisons de l'élimination des Bleus. Il revient sur l'effondrement du milieu de terrain, la supériorité espagnole et les occasions manquées.
Au lendemain de la défaite de l'équipe de France face à l'Espagne en demi-finale de la Coupe du monde, Bixente Lizarazu analyse les raisons de l'élimination des Bleus. Il revient sur l'effondrement du milieu de terrain, la supériorité espagnole et les occasions manquées.
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Radio France
Publié le 15/07/2026 10:29
Temps de lecture : 5min
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Le défenseur français Jules Koundé après la défaite de la France face à l'Espagne en demi-finale de la Coupe du monde de football 2026, au Dallas Stadium d'Arlington, le 14 juillet 2026. (FRANCK FIFE / AFP)
"Tombés de haut", titre Le Parisien. "Étoile filante", écrit L'Équipe : cette troisième étoile que la France ne remportera pas. Les Bleus ont été battus en demi-finale du Mondial, mardi 14 juillet, par une Espagne trop forte, qui l’a emporté 2 à 0. Bixente Lizarazu, consultant football de franceinfo et champion du monde 1998, revient sur cette rencontre.
Champion du monde 1998, la première étoile, c'était vous. Comment ça va, Bixente ? Déçu, forcément ?
Bixente Lizarazu : Par rapport au match, je ne vais même pas dire déçu : on s'est effondrés, on a été broyés. Par rapport à l'ensemble de la compétition et à ce qu'on avait montré avant, oui. Il y a une telle différence de performance entre ce qu'on a pu faire avant et ce qu'on a fait face à l'Espagne que j'arrive peu à comprendre ce qui s'est passé en regardant le match de mardi.
Le capitaine des Bleus, Kylian Mbappé, parle d'une défaite méritée. Il a raison ?
Cette équipe d'Espagne est la meilleure au monde pour garder le ballon, pour se faire des passes. Sur le plan technique, c'est une équipe très forte. Les Espagnols sont nés avec ce talent et ils ont montré très vite leur supériorité technique au milieu de terrain. Nous, on s'est complètement effondrés au milieu de terrain. On n'a pas su leur poser de problèmes, ce qui fait qu'on a eu très peu de ballons. Et, comme l'a dit Kylian, les quelques ballons qu'on a eus, on les a mal exploités. Normalement, on est très forts en contre-attaque. On avait des attaquants fantastiques pendant cette Coupe du monde, qui sont passés à côté de l'événement : Mbappé, Olise, Dembélé. Sur notre qualité de contre, on n'a pas su faire mal à l'Espagne et l'Espagne a déroulé son jeu. Ils arrivaient avec la meilleure défense de ce tournoi. Ils nous ont montré que c'était bien la meilleure défense. Ensuite, au milieu de terrain, on savait que c'était beaucoup plus fort que nous et ils ont totalement dominé. Devant aussi, Lamine Yamal nous a fait du mal. De notre côté, il y a eu des faillites individuelles. Digne a vécu un match très dur face à Lamine Yamal, qui est l'un des meilleurs joueurs au monde et l'un des meilleurs dribbleurs. Il y a eu ce penalty qui a changé beaucoup de choses, la blessure de Saliba aussi, qui a perturbé l'équipe. En peu de temps, il y a eu l'addition de ce penalty et de la blessure de Saliba.
Est-ce que c'est là que vous vous êtes dit : "C'est fichu" ? À quel moment vous vous êtes dit que ça n'allait pas le faire ?
C'était un peu tôt. Je me suis dit que ça avait très mal commencé, mais il peut y avoir une révolte pendant un match, une réaction. J'ai espéré cette réaction, mais elle n'est pas venue. D'entrée, on a été dominés dans à peu près tous les secteurs par l'Espagne. Puis, quand il y a eu ces deux faits de jeu, qui sont durs mentalement, tu peux toujours espérer une réaction. Il n'y en a pas eu. L'Espagne a été supérieure partout.
Il y a eu une peur, une crainte chez les Bleus ? Pourquoi n'y a-t-il pas eu cette réaction ?
Ils sont passés à côté de l'événement. Mon regret, c'est ça. Tu peux perdre un match sur pas grand-chose, avec une réaction. Mais là, on est passés complètement à côté de l'événement. Il y a un décalage tellement énorme entre les attentes, l'espoir que cette équipe de France avait donné avec notre attaque de feu, et le match qui a été réalisé hier, que la frustration est terrible pour nous tous.
Le feu qu'on n'a pas allumé, hier.
Oui. Après, il y a aussi une autre théorie. Jusqu'à présent, je considère qu'on a joué contre des équipes très moyennes, que ce soit la Suède, le Paraguay ou le Maroc.
C'était ma question. Est-ce que, finalement, tout ça n'était qu'une illusion, si j'ose dire ? Qu'on a trouvé à qui parler ?
Le sport de haut niveau, ça dépend toujours contre qui tu joues. Là, on est tombés sur un os. On est tombés sur une grande équipe d'Espagne, championne d'Europe 2024. Ils nous avaient fait à peu près la même chose au niveau de la qualité technique, du milieu de terrain et de la conservation du ballon. Nous, on n'a pas su répondre à ça, y compris dans notre style. Répondre à l'Espagne sur le milieu de terrain et sur la conservation du ballon, c'est dur. Mais au moins répondre avec ton style à toi. Et notre style, c'est l'explosivité de nos attaquants. On s'est effondrés aussi. C'est un match totalement raté, sauf que c'est une demi-finale de Coupe du monde qui suscitait beaucoup d'espoir. Évidemment, la déception est immense.
Et ça signe la fin de l'ère Didier Deschamps après 14 ans à la tête des Bleus. Une pluie de records. Un entraîneur qui laisse une trace très positive auprès des supporters.
Par rapport à Didier Deschamps, il y a évidemment cette déception. On espère toujours une fin beaucoup plus belle. Mais, une fois qu'on aura laissé reposer tout ça, il faudr
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