Pourquoi l'arrivée de Zinédine Zidane à la tête de l'équipe de France est une évidence
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Pourquoi l'arrivée de Zinédine Zidane à la tête de l'équipe de France est une évidence

22 juillet 2026
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Pourquoi l'arrivée de Zinédine Zidane à la tête de l'équipe de France est une évidence

Le successeur de Didier Deschamps après la Coupe du monde 2026 apparaît comme un choix logique eu égard à plusieurs...

Le successeur de Didier Deschamps après la Coupe du monde 2026 apparaît comme un choix logique eu égard à plusieurs critères.

France Télévisions - Rédaction Sport

Publié le 22/07/2026 06:30

Temps de lecture : 4min

Zinedine Zidane lors d'un tournoi de padel sur le court Philippe-Chatrier de Roland-Garros, le 14 septembre 2025. (THIBAUD MORITZ / AFP)

Zinedine Zidane lors d'un tournoi de padel sur le court Philippe-Chatrier de Roland-Garros, le 14 septembre 2025. (THIBAUD MORITZ / AFP)

Il en a "rêvé", et Zinédine Zidane devrait être le nouveau sélectionneur de l'équipe de France de football. La FFF n'a pas encore officiellement levé le voile, sur le nom du successeur de Didier Deschamps, resté 14 ans au poste, tant la légende du football tricolore était pressentie pour s'installer à la tête des Bleus. Un choix qui ressemble, avant tout, à une évidence.

Parce que tout le monde l'appelait de ses vœux

"Ce n'est pas à moi de vous faire l'annonce du sélectionneur, c'est à la Fédération de le faire. Mais quand on a la chance d'avoir quelqu'un avec un talent pareil, je pense qu'il faut saisir cette chance pour l'équipe de France". Les propos de la ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, Marina Ferrari, le 20 juillet dernier au micro de RTL, au lendemain de la finale de la Coupe du monde, ne laissaient que peu de place au doute. Comme elle, les voix se sont élevées, pour certaines depuis de nombreux mois, pour appeler à la nomination de Zinédine Zidane.

Même le président de la Fédération, Philippe Diallo, avait trahi cette même envie, en novembre dernier, dans les colonnes de L'Equipe. "Je l'ai dit, j'ai beaucoup d'admiration et de respect pour Zinédine Zidane, à la fois pour ce qu'il a apporté au football français, ce qu'il a aussi démontré en tant qu'entraîneur, en gagnant des trophées." Rien de plus logique, dès lors, que l'une des personnalités préférées des Français à la tête de la sélection tricolore s'impose.

Parce qu'il sait gagner

Unanimement reconnu comme l'un des plus grands joueurs de l'histoire du football hexagonal, l'ancien numéro 10 de l'équipe de France - champion du monde en 1998 avec les Bleus avec un doublé de la tête en finale contre le Brésil (3-0) qui a construit sa légende - est par la suite devenu un entraîneur à succès sur le banc du Real Madrid, l'un des plus grands clubs du monde. L'incroyable triplé réalisé en Ligue des champions (2016, 2017, 2018) a levé (presque) tous les doutes qui pouvaient subsister quant à son changement de casquette, du terrain au banc de touche. La seule interrogation demeure celle de sa remise en selle après cinq ans loin du football professionnel.

Parce qu'il a l'expérience

108 sélections en équipe de France, 31 buts, un Euro et une Coupe du monde remportées... Zinédine Zidane peut se targuer, comme Didier Deschamps, d'avoir gagné les trophées les plus prestigieux avec le maillot bleu. Une expérience non négligeable au moment de prétendre à devenir sélectionneur, surtout avec une aura aussi forte, qui lui a permis de gagner sans difficulté le respect de certains des meilleurs joueurs de la planète lorsqu'il était sur le banc du Real Madrid. Il a, en plus, eu le mérite d'apprendre le métier en partant de la base, faisant sa formation de manager général à l'université de Limoges, avant de prendre en mains l'équipe de la Castilla du Real Madrid, puis de devenir l'adjoint de Carlo Ancelotti au Real pour ensuite lui succéder.

Zizou à la tête des Bleus résonne bel et bien comme une évidence dans l'inconscient collectif, mais attention toutefois aux contre-exemples du passé : Michel Platini, sélectionneur de 1988 à 1992, a vu son image ternie, surtout après l'échec lors de l'Euro 1992 (la France avait été éliminée au premier tour sans gagner le moindre match). Un chemin qu'espère ne pas suivre le double Z.

Parce qu'il n'a jamais caché son ambition d'être à la tête des Bleus

Zinédine Zidane, 54 ans, n'a jamais caché son envie de guider un jour les Bleus à l'instar de ses deux illustres anciens coéquipiers en équipe nationale, Laurent Blanc (2010-2012) et Didier Deschamps (2012-2026). "Je me sens légitime en équipe de France, où j'ai joué et passé pratiquement douze, treize ou quatorze ans comme joueur. Bien sûr, c'est un rêve, j'ai hâte", avait-il déclaré en mai 2025 en marge d'un événement organisé par son sponsor personnel. "J'en ai envie, bien sûr. Je le serai, je l'espère, un jour", avait-il également affirmé en 2022 dans un entretien à L'Equipe.

Plus discret ces derniers mois, conscient de l'intérêt médiatique énorme autour de sa possible nomination et, surtout, ne souhaitant pas gêner la préparation des Bleus avant le Mondial 2026, Zizou a su attendre son heure.

Parce que les prétendants crédibles n'étaient pas légion

Le président de la Fédération française de football (FFF), Philippe Diallo, expliquait en mars dernier au Figaro avoir reçu "moins de cinq" candidatures, "toutes françaises". "Il n'y a pas énormément de profils qui peuvent prétendre à diriger l'une des plus grandes sélections du monde. Il faut un profil qui coche beaucoup de cases et qui puisse faire aussi l'objet d'une adhésion des Français, puisque, cette équipe de France de football, c'est l'équipe des Français", poursuivait-il, ne laissant guère de doute sur l'identité de l'heureux élu.

Car en dehors de Zinédine Zidane, qui répondait aux critères mis en avant par Diallo : Rudi Garcia ? Son expérience avec la Belgique lui a ouvert les portes des sélections nationales, mon son CV - hormis une finale de la Ligue Europa avec l'OM en 2018 ou un titre de champion de France avec Lille en 2011 - ne souffre pas la comparaison. Christophe Galtier ? Il officie en Arabie saoudite, sort d'une expérience au Qatar et semble également loin du compte.

Un sélectionneur étranger type Pep Guardiola ? Libre depuis son départ de Manchester City, le technicien espagnol fait la Une des médias italiens en vue d'une possible prise en main de la Squadra Azzurra. Mais son profil "loin des Français" semble presque l'exclure de facto. Pour rappel, un seul sélectionneur étranger a été à la tête de l'équipe de France, Stefan Kovacs, entre 1973 et 1975. Autant d'éléments qui font de Zizou une évidence.

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