Pourquoi l'Espagne est l'adversaire que l'équipe de France redoute le plus dans cette Coupe du monde
Pourquoi l'Espagne est l'adversaire que l'équipe de France redoute le plus dans cette Coupe du monde
La Roja a écarté la Belgique (2-1), vendredi, pour rejoindre les Bleus en demi-finales de la Coupe du...
La Roja a écarté la Belgique (2-1), vendredi, pour rejoindre les Bleus en demi-finales de la Coupe du monde.
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France Télévisions - Rédaction Sport
Publié le 12/07/2026 06:00 Mis à jour le 13/07/2026 10:03
Temps de lecture : 3min
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Lamine Yamal lors de la demi-finale de Ligue des nations entre l'Espagne et la France, le 5 juin 2025, à Stuttgart. (SIPA)
Français et Espagnols vont se retrouver en Coupe du monde pour la première fois depuis 2006, mardi 14 juillet, à Dallas. Depuis le huitième de finale qui avait vu Zinédine Zidane et Franck Ribéry porter les Bleus vers la victoire (3-1), le rapport de force entre les deux sélections s'est complètement inversé. C'est simple, sur les vingt dernières années, l'Espagne est la sélection qui a le plus battu l'équipe de France (sept fois en 10 confrontations).
Au milieu du flot de louanges et de réactions admiratives aux performances tricolores depuis le début du tournoi, Lamine Yamal refuse de laisser le statut de favori aux Bleus. "Nous avons battu la France lors de nos deux dernières rencontres. Si la France doit craindre quelqu'un, c'est nous, . C'est nous qui les avons éliminés la dernière fois [en demi-finales de l'Euro 2024]. C'est évident que ce sont deux super équipes, deux sélections parmi les meilleures au monde, les deux meilleures à mes yeux. On verra bien ce qui se passera, mais on n'a pas peur."
L'Espagne est en effet un adversaire qui a laissé un mauvais souvenir à Didier Deschamps sur les deux dernières confrontations. À l'Euro 2024, la mainmise espagnole sur le ballon avait rendu l'équipe de France inoffensive (1-2). Cette élimination par les futurs champions d'Europe avait paru extrêmement logique, étant donné l'écart constaté entre le niveau des deux formations. "On a été un peu en dessous. La marche était un petit peu plus haute", avait concédé "DD", notant que son groupe n'était pas à 100%, à l'image de son capitaine Kylian Mbappé, gêné par sa blessure au visage.
Lors de l'affrontement le plus récent, il y a un an, en demi-finales de Ligue des nations (4-5), les Bleus n'étaient pas passés loin d'un revers historique. Menés 5-1 à la 75e minute, ils avaient finalement terminé la rencontre sur une meilleure note, portés par l'excellente entrée en jeu de Rayan Cherki.
"On n'avait pas toutes nos forces. Face à cette équipe, il faut être au top partout. Il y a des choses à corriger mais on a fait beaucoup de bonnes choses", avait alors retenu Didier Deschamps, qui avait aligné une ligne défensive expérimentale. Pierre Kalulu — qui honorait sa première sélection —, Ibrahima Konaté, Clément Lenglet et Theo Hernandez avaient passé un match très compliqué. Aucun de ces quatre joueurs n'est attendu titulaire si Didier Deschamps reconduit la défense qui a donné grande satisfaction contre le Maroc et le Paraguay.
L'équipe qu'alignera le sélectionneur, mardi en demi-finales du Mondial, n'arborera pas du tout le même visage. Il pourra s'appuyer sur une ligne défensive de premier choix, et cette charnière Dayot Upamecano-William Saliba, qui ne laisse que des miettes aux attaquants adverses depuis le début de la phase à élimination directe. Surtout, cette équipe de France est habitée par cette force collective, cet élan inébranlable, qui n'étaient pas là avant le début de la compétition.
Quand les Bleus maîtrisent leur sujet avec une grande sérénité à chaque sortie, la Roja donne l'impression de rendre ses devoirs à la dernière minute. Contre le Portugal (1-0), comme face à la Belgique (2-1), les joueurs de Luis de la Fuente ont évité la prolongation grâce à des buts inscrits par Mikel Merino dans les derniers instants du temps réglementaire (88e minute et 90e+1).
Si l'Espagne affiche, de loin, le plus haut taux de possession du dernier carré (66%), son utilisation du ballon n'est pas optimale. La sélection semble plus faible sur ce plan qu'à l'Euro 2024. Contre-intuitivement, la Roja impressionnait sur le plan défensif, n'ayant encaissé aucun but jusqu'à son quart de finale contre la Belgique. Mais ne comptez pas sur Didier Deschamps pour sous-estimer cet adversaire.
Dès sa première conférence de presse américaine, le sélectionneur des Bleus avait déclaré : "S'il y a bien une équipe qui est favorite, c'est l'Espagne". "La France a légitimement l'ambition de pouvoir obtenir ce titre, mais il y a une route longue, difficile. J'ai beaucoup de joueurs de grande qualité, mais pour qui ce sera la première Coupe du monde. Je ne vais pas me considérer et considérer l'équipe de France plus forte que les autres. Le grand favori, c'est l'Espagne, je n'ai aucun doute là-dessus", avait-il prévenu avant l'entrée en lice des deux sélections. Aux Bleus d'éviter désormais d'être privés de finale pour la troisième fois d'affilée par ce même adversaire.
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