« Qui peut arrêter la masterclass française ? », « Une supériorité qui devient obscène » : la presse internationale dithyrambique après le récital des Bleus contre la Suède en 16e de finale de la Coupe du monde
« Qui peut arrêter la masterclass française ? », « Une supériorité qui devient obscène » : la presse internationale dithyrambique après le récital des Bleus contre la Suède en 16e de finale de la Coupe du monde
Comme la BBC, les médias internationaux, impressionnés par la victoire écrasante des Bleus face à la Suède (3-0) en 16es de finale de la Coupe du monde, font de l'équipe de France et de son armada offensive un prétendant au sacre mondial.
La presse internationale se montre dithyrambique après la démonstration de force de l'équipe de France face à la Suède, en 16es de finale de la Coupe du monde (3-0). « On verra jusqu'où la France peut aller mais ça fait peur, a déclaré la star suédoise Zlatan Ibrahimovic, consultant de Fox Sport. Prenez les cinq meilleurs joueurs du monde, trois d'entre eux sont dans cette attaque : Dembélé, Olise et Mbappé. Vous pouvez rajouter Erling Haaland et Lamine Yamal. Messi est dans une catégorie à part. »
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Rappelant « les chances minimes » de la Suède au coup d'envoi, le quotidien suédois Sportbladet loue « la résistance la plus acharnée possible » des Blagult qui n'ont « pas réussi à relever le défi de contenir l'attaque vedette de la France », notant au passage que toutes les équipes qui figuraient dans le groupe F sont rentrées à la maison, après les éliminations des Pays-Bas et du Japon dès les 16es de finale. « Est-ce une bonne idée de la part de la Suède d'avoir laissé ses joueurs au repos aujourd'hui ? », a taclé sur X l'ancien international norvégien Jan Aage Fjortoft, consultant de Viaplay.
Dembélé, Olise et Mbappé « les mousquetaires invincibles »
Alors que le quotidien norvégien VG évoque « un cauchemar suédois », le journaliste Robin Schau Eriksen encense aussi la performance de Michael Olise, auteur de deux nouvelles passes décisives. « Le joueur de 24 ans partage désormais la deuxième place du classement des meilleurs passeurs décisifs lors d'une même Coupe du monde avec Diego Maradona (1986), Robert Gadocha (1974), Pierre Littbarski (1982) et Thomas Hässler (1994). Seul Pelé le devance, avec six passes décisives lors de la Coupe du monde 1970. Avec potentiellement quatre matches restants pour la France, Olise a une occasion en or de battre le record du Brésilien. »
En Espagne, Marca souligne également la prestation du joueur du Bayern Munich. « Son rôle central, dans la distribution du ballon et même dans la récupération, a donné une nouvelle dimension à l'équipe de France, écrit Pablo Polo. La France semble inarrêtable : cette performance impressionnante confirme, voire renforce, son statut de grande favorite. » Son collègue Alberto Barbero évoque « une supériorité qui devient obscène. (...) L'équipe de Deschamps domine la compétition et quiconque tentera de l'arrêter devra se battre, tant sa supériorité, grâce notamment à ses quatre attaquants, est actuellement presque insultante. »
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Même constat pour AS, qui voit en Dembélé, Olise et Mbappé « les mousquetaires invincibles » avec Barcola ou Doué en quatrième larron. « Après avoir vu les quatre premiers matches, on pourrait accuser la France d'abuser de sa position dominante, note Luis Nieto. Elle a offert une heure de football étincelant face à la Suède, suffisante pour se qualifier pour les 8es de finale grâce à Olise et Mbappé, qui a marqué à nouveau (son 18e but en Coupe du Monde) pour dépasser Klose et se rapprocher de Messi (19). »
Réduisant l'équipe de Suède à « un jouet sans piles dans les mains de la France », Sport insiste aussi sur l'armada offensive tricolore. « Le problème pour les Suédois, c'est que leurs adversaires comptent dans leurs rangs Barcola, Mbappé, Dembélé et Olise, écrit Ivan San Antonio. Mieux vaut ne pas évoquer le banc pour ne pas intimider les autres équipes. »
« Une tempête gauloise »
La prestation des Bleus n'est pas passée inaperçue au Paraguay, futur adversaire des troupes de Didier Deschamps en 8es de finale, le samedi 4 juillet. Évoquant « une tempête gauloise » qui a balayé les Suédois, le quotidien ABC salive avant le remake du 8e de finale de la Coupe du monde 1998, où l'Albirroja avait été terrassée en fin de prolongation, à Bollaert, par un but en or de Laurent Blanc (0-1, b.e.o). « Vingt-huit ans après cette nuit tragique à Lens, le Paraguay a l'occasion rêvée de réécrire l'histoire et de prendre sa revanche sur le géant européen sur le sol américain », note le média paraguayen. Pour le quotidien Diario Popular, « la France est une machine (...) et continue de consolider son statut de prétendant au titre mondial ».
Cette victoire fait saliver de jalousie l'hebdomadaire Der Spiegel qui a savouré « un football offensif tout droit sorti du Guide Michelin ». « Prenez des notes, la DFB (Fédération allemande) », invite Cédric Voigt qui semble ne pas avoir digéré la prestation indigente de l'Allemagne contre le Paraguay en 16es (1-1 a.p. 3-4 aux t.a.b.). « La France, favorite du tournoi, a offert un football de très haut niveau face à la Suède. Kylian Mbappé et Bradley Barcola ont livré un véritable festin, tandis que Michael Olise a manqué de peu le plus beau but de la Coupe du monde », insiste-t-il.
« Qui peut arrêter la masterclass française ? » s'interroge en Angleterre la BBC, revisitant la devise tricolore « Unis, libres et brillants ». « L'esprit et l'unité de cette équipe des Bleus exceptionnellement talentueuse devraient également inquiéter les autres équipes encore en lice dans le tournoi, note Neil Johnston, époustouflé par le succès écrasant des Bleus. Ce fut un spectacle à couper le souffle qui a laissé les 80 000 supporters chanceux d'être présents dans le stade se demander : quelqu'un est-il capable d'arrêter la génération 2026 de la France ? »
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