Cela commence à devenir une sale habitude, autant pour lui que pour nous. Dès qu’un tournoi parisien s’annonce, Arthur Fils est trahi par son physique. Comme au printemps, lorsqu’il a dû déclarer forfait...
Cela commence à devenir une sale habitude, autant pour lui que pour nous. Dès qu’un tournoi parisien s’annonce, Arthur Fils est trahi par son physique. Comme au printemps, lorsqu’il a dû déclarer forfait littéralement la veille de Roland-Garros après un petit set d’entraînement sur le Chatrier, pas assez remis d’une gêne au dos ressentie quelques semaines plus tôt, le 8e joueur mondial risque bien de faire faux bond au deuxième grand rendez-vous parisien de la saison, le Masters 1.000 de La Défense.
Bien sûr, il reste encore cinq jours jours avant sa potentielle entrée en lice, mais on connaît assez le bonhomme pour savoir que la façon dont il a abandonné face à Fritz en quarts de finale du tournoi de Bâle n’augure rien de bon. Le Français avait plutôt bien commencé, breakant le premier, avant de progressivement perdre sa mobilité côté revers et de perdre sèchement le premier set (6-2). Fils a insisté trois jeux de plus, en vain.
A chaud, et c'est la bonne nouvelle au regard de son historique, le Français déplorait une douleur à la jambe et non au dos auprès de nos confrères de l'Equipe : « J'ai ressenti une petite douleur sur un déplacement au tout début du match et ça n'est pas passé. J'ai demandé un temps mort médical mais ça ne s'est pas amélioré donc j'ai pris la décision d'arrêter. On va voir en fonction des examens ce qu'on va faire pour la suite de la saison»
Si sa participation au dernier Masters 1.000 de la saison devient très hypothétique, qu’en sera-t-il de sa présence au Masters réunissant les huit meilleurs joueurs du monde à Turin mi-novembre, pour lequel il est pratiquement qualifié ? Le numéro 1 français nous a malheureusement habitués à de très longues absences, souvent plusieurs mois, quand le dos couinait. Il ne paraît pas exclu, en l’état, de ne pas le revoir sur les courts avant 2027.