20 Minutes avec AFPPublié le 29/10/2026 à 21h51 • Mis à jour le 29/10/2026 à 22h07La justice n’a pas retenu, à ce stade, de mise en examen contre Edouard Philippe dans l’affaire concernant la gestion de la...
20 Minutes avec AFP
Publié le 29/10/2026 à 21h51 • Mis à jour le 29/10/2026 à 22h07
La justice n’a pas retenu, à ce stade, de mise en examen contre Edouard Philippe dans l’affaire concernant la gestion de la communauté urbaine du Havre. Jeudi, l’ancien Premier ministre et candidat Horizons à l’élection présidentielle a été placé sous le statut de témoin assisté après avoir été interrogé toute la journée par deux juges d’instruction financiers à Paris. L’enquête porte sur des soupçons de détournement de fonds publics, de favoritisme et de harcèlement moral.
« Edouard Philippe se félicite de cette décision favorable qui confirme qu’il n’y a rien à lui reprocher dans cette affaire », a déclaré son avocat Emmanuel Marsigny. Ce statut, moins incriminant qu’une mise en examen, éloigne pour le moment la perspective de poursuites judiciaires contre le maire du Havre. Il pourrait néanmoins évoluer si de nouveaux éléments apparaissaient au cours de l’instruction.
L’affaire remonte aux accusations de Cornélia Findeisen, ancienne directrice générale adjointe de la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole. Elle met en cause une convention signée en juillet 2020 par Edouard Philippe et Stéphanie de Bazelaire, présidente bénévole de l’association LH French Tech, concernant l’animation de la Cité numérique du Havre. Seule candidate, l’association devait bénéficier de 2,154 millions d’euros de compensation de service public. Deux plaintes ont été déposées, en 2023 puis en 2025, la seconde ayant conduit à la désignation de juges d’instruction en mai.
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Du côté de la plaignante, reconnue lanceuse d’alerte en janvier 2025, la procédure reste suivie de près. « Nous nous réjouissons que l’instruction suive son cours », a indiqué son avocat Jérôme Karsenti. Ce dernier souhaite désormais consulter les déclarations de l’ancien Premier ministre. « Nous prendrons connaissance dès que possible de l’audition d’Edouard Philippe pour comprendre la motivation des juges au regard de faits qui nous apparaissent graves », a-t-il ajouté.