20 Minutes avec AFPPublié le 28/10/2026 à 04h51 • Mis à jour le 28/10/2026 à 04h51La situation politique est pour l’instant bloquée en Israël. Lors des législatives mardi, les électeurs n’ont pas fait sortir...
20 Minutes avec AFP
Publié le 28/10/2026 à 04h51 • Mis à jour le 28/10/2026 à 04h51
La situation politique est pour l’instant bloquée en Israël. Lors des législatives mardi, les électeurs n’ont pas fait sortir des urnes un nom pour diriger le pays. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou et son rival Gadi Eisenkot, donnés à égalité mais loin de la majorité, se sont tous deux dits prêts à former un gouvernement, augurant d’intenses tractations. Les Israéliens ont pourtant massivement pris part à ce scrutin, le premier depuis l’attaque du 7-Octobre, avec un taux de participation de 77,7 %, au plus haut depuis 1999.
« Nous devons mettre en place un gouvernement de droite fort », a déclaré Benyamin Netanyahou, appelant « la majorité juive et sioniste à se ressaisir et s’unir ». Silencieux depuis la clôture des bureaux de vote à 22 heures, il est apparu enjoué sur scène devant ses partisans vers 03 heures du matin, poussant même la chansonnette avec eux pendant un discours inhabituellement court.
Les sondages de sortie des urnes avaient d’abord donné le camp de l’opposition emmené par le centriste Gadi Eisenkot légèrement devant Benyamin Netanyahou, avant de les placer à égalité, avec 51 sièges chacun. C’est loin du nombre de sièges nécessaires (61 sièges sur les 120 que compte le Parlement israélien, la Knesset) pour obtenir une majorité. Gadi Eisenkot a tout de même vu les premières estimations comme un « désaveu complet » pour Netanyahou. « Le peuple a choisi le changement », a-t-il assuré devant ses partisans, promettant de « tout faire pour former un gouvernement ».
Le Likoud en baisse mais devant
Le Premier ministre n’a lui pas eu un mot pour son rival. Et il n’a pas revendiqué de victoire, se contentant de souligner que sa formation, le Likoud, restait le premier parti avec 27 sièges estimés (contre 32 précédemment).
L’autre fait marquant de la soirée est la poussée spectaculaire des deux listes arabes israéliennes, Raam (Liste arabe unie, islamiste modéré) et la Liste unifiée (extrême gauche), qui s’imposent comme de possibles faiseurs de rois avec 18 ou 19 députés attendus (contre 10 dans le Parlement actuel). Le camp de Netanyahou a subi « une défaite majeure », a assuré le dirigeant de Raam, Mansour Abbas, se disant prêt à travailler avec Eisenkot, ce que ce dernier a toujours dit ne pas envisager.
Une coalition ou de nouvelles élections
La situation a donc pour l’instant des airs d’impasse, comme le souligne Ilana Shpaizman, maîtresse de conférences en sciences politiques à l’université de Bar-Ilan. « Netanyahou n’a aucun moyen de former un gouvernement » et le bloc de Gadi Eisenkot devra « soit former un gouvernement avec les partis arabes, soit établir un gouvernement minoritaire », deux options jusque-là rejetées par le camp de l’opposition.
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Les partis vont désormais se lancer dans des semaines d’intenses tractations pour tenter de former une coalition gouvernementale. Et en cas d’échec, il faudra retourner aux urnes – une option pour l’instant rejetée par Gadi Eisenkot.