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Depuis le lancement de la treizième saison d’American Horror Story, ce 7 octobre sur Disney+ pour la France, un nouveau personnage attise les interrogations : Mr Nas. À l’heure où nous écrivons ces lignes, nous n’avons que les trois premiers épisodes, quand le public américain en est déjà au huitième. Et il faut bien l’admettre, l’intrigue n’offre pas grand-chose à se mettre sous la dent jusqu’ici. Alors on va jouer au jeu des spéculations. Mais si vous ne voulez vraiment rien savoir de la suite, que nos hypothèses soient avérées ou non, mieux vaut faire demi-tour !
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Interprété par Fedor Steer, un acteur spécialisé dans l’interprétation de créatures, Mr Nas nous est présenté comme un homme âgé de 87 ans, presque immobile, immensément riche et dont cette chère Constance Langdon a la charge. Il semble être au centre des événements les plus inquiétants de ces premiers épisodes. Mais, derrière son apparence de vieillard dépendant, plusieurs détails laissent entrevoir une menace bien plus importante.

Un étrange rituel
Lorsque Ben DeSoto (Joey Pollari, qu’on a déjà croisé dans une autre série de l’univers Ryan Murphy puisqu’il incarnait Anthony Perkins dans Monster : l’histoire d’Ed Gein), un aide-soignant phobique du chiffre 13, qui a survécu à un crash d’avion, est engagé pour s’occuper de Mr Nas, il découvre un quotidien pour le moins dérangeant. Son nouveau patient vit dans un luxueux appartement situé au treizième étage de l’immeuble Apollyon, sous la surveillance de Constance Langdon (Jessica Lange). Les soins du vieil homme sont pour le moins… inhabituels. Par exemple, son médecin, Mr Phibes (John Waters), prélève régulièrement son sang et le conserve dans une sacoche remplie de serpents vivants.
Autre détail troublant : Mr Nas vomit une substance noire après le crash de l’avion ou tout autre événement violent qui prend la vie de 13 personnes. Constance, elle, ne semble pas considérer son employeur comme un simple vieillard malade. Elle parle de lui avec une déférence suspecte, voire une certaine vénération, et laisse entendre qu’il a accompli de grandes choses. Quant au nom de l’immeuble, Apollyon, il constitue un autre indice : dans la tradition biblique, ce nom est associé à l’ange déchu et à la destruction.
Mr Nas serait-il lié au diable ?
Il a beau être avancé en âge, Mr Nas paraît avoir bien plus que 87 ans. Lors des scènes de bain, on peut voir son corps abîmé et déformé, où aucun os ne semble à sa place. Dans le dernier épisode, Ben croit remarquer une queue dans le bas de son dos, et il a des excroissances sur le crâne qui ressemblent à des cornes naissantes. Tout au long de ces trois épisodes, la série multiplie déjà les références à l’enfer et au satanisme, comme le nom du Club Hell où Elisabeth Short, aka le Dahlia Noir, est emmenée.
Une autre piste concerne Paul Anthony Kelly (qui a fait chavirer les fans dans une autre production de Ryan Murphy : Love Story : John F. Kennedy Jr. & Carolyn Bessette), également annoncé au casting. L’acteur n’apparaît pas dans les trois premiers épisodes, mais les images promotionnelles diffusées par Hulu le montrent dans une baignoire, avec un serpent disposé en forme de chiffre 13. Ces similitudes alimentent l’hypothèse selon laquelle Kelly incarnerait une version plus jeune de Mr Nas.

Le lien entre Mr Nas et le mal prend une résonance particulière dans une saison qui réunit plusieurs personnages des précédents chapitres de la série, notamment ceux de Murder House et d’Apocalypse. Constance est la mère de Michael Langdon, l’Antéchrist au centre de la huitième saison. Son retour, accompagné de celui de plusieurs personnages morts, n’a donc rien d’anodin.
Mr Nas pourrait donc être une figure démoniaque majeure, voire une incarnation de Satan lui-même, plutôt qu’un simple antagoniste. Les analyses américaines des épisodes suivants confortent cette piste, mais le public français devra encore patienter pour découvrir comment les différentes pièces du puzzle s’assemblent.



