Un adolescent de 13 ans, originaire du Nord de la France, a été mis en examen vendredi pour complicité de tentatives d’assassinat en lien avec une entreprise terroriste, dans l’enquête sur la fusillade d’Aubagne
20 Minutes avec AFP
Publié le 17/10/2026 à 00h39 • Mis à jour le 17/10/2026 à 00h39
L’enquête antiterroriste sur la fusillade survenue lundi au collège Lakanal d’Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône, se poursuit. Vendredi, un adolescent de 13 ans, originaire du Nord de la France, a été mis en examen pour complicité de tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle. Soupçonné d’avoir participé au projet du collégien tireur, il a été placé sous contrôle judiciaire, avec notamment l’obligation de respecter les conditions d’un placement en centre éducatif fermé.
Lundi, vers 9h20, un collégien avait pénétré dans l’établissement, « intégralement vêtu de noir et ganté », selon le Parquet national antiterroriste (Pnat). Il transportait notamment une arme à feu dissimulée dans un étui à guitare. L’intervention du conseiller principal d’éducation, parvenu à le « désarmer », avait permis de mettre fin à l’attaque. Le jeune assaillant a été mis en examen et incarcéré mercredi soir.
Les investigations s’intéressent de près aux activités numériques du tireur et à ses liens présumés avec la « True Crime Community » (TCC), une mouvance née en Amérique du Nord, fascinée par les tueries de masse. L’exploitation des supports saisis à son domicile a révélé l’utilisation de nombreux comptes sur Discord, Snapchat, TikTok ou Protonmail. L’un d’eux était « exclusivement dédié à la republication de contenus liés à cette communauté, d’une extrême violence et plus particulièrement relatifs aux tueries scolaires », selon le ministère public.
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Cette mouvance fait désormais l’objet d’une surveillance particulière des autorités françaises. Vendredi, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a indiqué sur France 2 que « quelques dizaines » de jeunes liés à la TCC étaient suivis par les services de sécurité. « C’est un phénomène qui monte en France », a-t-il précisé. Le procureur antiterroriste Olivier Christen avait toutefois relativisé jeudi l’ampleur de cette menace, jugée « totalement marginale par rapport au reste de la menace terroriste ».