Antoine Huot de Saint AlbinPublié le 07/11/2026 à 06h32 • Mis à jour le 07/11/2026 à 06h32L'essentielCarlos Alcaraz a remporté son quart de finale du Masters 1000 de Paris contre Taylor Fritz après avoir été...
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Antoine Huot de Saint Albin
Publié le 07/11/2026 à 06h32 • Mis à jour le 07/11/2026 à 06h32
L'essentiel
- Carlos Alcaraz a remporté son quart de finale du Masters 1000 de Paris contre Taylor Fritz après avoir été mené d’un set et 5-3, sauvant deux balles de match grâce à des coups spectaculaires.
- « Si je perdais, je ne voulais pas avoir la sensation que j’aurais pu faire plus ou que j’aurais dû choisir l’option agressive », a expliqué l’Espagnol, qui n’a encore jamais remporté le tournoi indoor parisien.
- Alcaraz a révélé que son sourire dans les moments critiques lui a permis de se détendre : « A 5-3, j'ai commencé à sourire, j’ai commencé à prendre l’énergie des gens, à essayer de l’utiliser et essayé qu’ils prennent du plaisir aussi ».
De notre envoyé spécial à la Plénitude Arena,
Sur le court, chacun a sa petite technique dans les situations critiques. Andrey Rublev pète un câble, Gaël Monfils mettait les mains sur les cuisses avant de se refaire les lacets, Carlos Alcaraz, lui, sourit. Le sourire de celui qui sait que la partie n’est jamais terminée et qu’il peut renverser un match grâce à des coups de raquette sortis de nulle part. C’est encore ce qu’il s’est passé vendredi soir en quart de finale du Masters 1000 de Paris.
Mené d’un set et 5-3 par Taylor Fritz, l’Espagnol est passé tout près de la sortie prématurément dans un tournoi qui ne lui réussit que très peu jusqu’alors, avec un quart de finale en 2022 comme meilleur résultat. Mais c’est à ce moment critique que Carlitos a décidé d’utiliser sa magie. D’abord sur une première balle de match pour l’Américain sur service de l’Espagnol, effacée grâce à un coup droit croisé qui a pris à contre-pied le tombeur d’Arthur Fils la veille.
Et puis le grand jeu, le très grand jeu pour remporter cette mise en jeu et rester dans le match : une volée gagnante en bout de course après une belle défense de Fritz, un point miraculeux après des ogives envoyées par l’Américain et une volée de revers croisée qui, après le rebond, filait très loin du court derrière le filet que Carlos Alcaraz a remis après une course fulgurante d’un geste de classe, poussant le public à lui réserver une standing ovation bien méritée.
La Plénitude Arena, qui avait enfin fait le plein, n’était pas au bout de ses surprises. À 5-4, Taylor Fritz a eu une nouvelle balle de match et regrettera de ne pas avoir assez claqué ou croisé sa volée, ce qui a permis à Alcaraz de le transpercer d’un passing puissant. « Je les ai sauvées avec des passings, des coups qui étaient en vrai assez impressionnants », s’est lui-même félicité l’Espagnol après le match en zone mixte.
« Ça reste un jeu »
Mais alors, comment expliquer ce changement brutal chez l’Espagnol, qui avait plutôt bien commencé le match, avant de voir l’Américain l’asséner de coups puissants, notamment en fond de court ? « Si je perdais, je ne voulais pas avoir la sensation que j’aurais pu faire plus ou que j’aurais dû choisir l’option agressive, a-t-il expliqué. Les choses se sont passées de la bonne façon. J’ai joué un bon tennis quand j’ai dû le faire. »
Alcaraz, qui vient de remporter son septième match après avoir sauvé au moins une balle de match, a aussi évoqué ce fameux sourire au moment critique : « Je me suis senti nerveux après un bon début de match. À 5-3, j'ai commencé à sourire, j’ai commencé à prendre l’énergie des gens, à essayer de l’utiliser et essayé qu’ils prennent du plaisir aussi. Après ça, j’ai commencé à m’amuser à chaque seconde, à chaque point. Je pense que c’était le but de ce match. »
Car du haut de ses 23 ans et de ses 7 titres en Grand Chelems déjà gagnés, l’homme qu’il ne faut jamais enterrer avant la fin est encore un enfant, qui met le plaisir du jeu en avant. « Je vais me souvenir de ce match longtemps, a-t-il assuré. J’ai réalisé que j’ai juste à m’amuser. Si je perds ou si je gagne, ça reste juste un jeu. Je dois m’amuser, jouer le mieux que je peux, entraîner les gens. »